Pontevedra.

mortadelo8

Pontevedra en una guía francesa sobre España del año 1952.

121 k. PONTEVEDRA (hôt: Engracia, calle Andrés Muruais, 4, près de la gare; pension Madrid, calle Andrés Mellado, 11; Progreso, Benito Corbal, 17; Comercio, etc.; -poste et tél., calle de la Oliva, 19; D.G.T., Michelena, 27), la Duo Pontes des Romains, ville de 45.167 hab. (dont 10.500 aggloméres), capitale de province, dans une situation pittoresque, sur la rive g. du Lérez, au fond de la ría, a conservé un cachet particulier, avec ses longues rues en arcades et ses maisons massives à écussons armoriés.

Par la calle del Obispo Malvar, à dr. on passe devant l’eglise de Santa María la Mayor (1520-1559) à façade sculptée par le Hollandais Cornélis, qui travaillé à Avila et à Santiago; à l’int., délicats ornements sculptés; tombeaux gothiques; peintures sur bois du XVIe s., Christ du XVIIIe s., par Ferreiro; retables churrigueresques. Prés de la porte latérale de dr., niche du Cristo del Buen Viaje.

On arrive ensuite sur le plaza de España où s’ouvre, à dr., l’Alameda de José Antonio (à l’entrée, monument des Héros de Puente Sampayo; à l’extrémité O. : monument de los Caídos et vue étendue sur le baie); à g., l’Ayuntamiento; en face, les ruines de l’église Santo Domingo, du XIVe s. (abside gothique et fragments de nefs latérales), convertie en musée lapidaire; stèles romaines, tombeaux du Moyen Age, écussons. Au S. de l’Alameda, derrière le palais de la Diputación, s’etendent les jardins de Vicenti; à l’O., la Escuela Normal; monument de Eduardo Vicenti (1921).

La Calle de Michelena, centre du movement, mène à la plaza de la Peregrina, en forme de coquille, qui montre une façade convexe surmontée de deux tours par Antonio Souto (1778-1792; à l’int., copie ancienne de L. de Vinci; coquille du bènitier offerte par l’amiral Méndez Núñez). Au N., sur la plaza del Generalísimo (arcades de la Herrería), s’élève l’ancien couvent de San Francisco; église des XIVe-XVe s., avec portail de 1229; tombeaux. Dans le jardin voisin, fontaine (reconstituée) de la Herrería (1554).

À l’extrémité de la calle Naranjo, qui sòuvre vers le N.-E. au fond de la plaza de la Estrella, dans la belle maison des Monteagudos (1760), se trouve le Musée (ouv. de 11 h. à 13 h. et de 17 h. à 19 h. ; gratuit), refermant une collection de croix procesionnelles du XIIIe au XIXe s., des bijoux pré-romains en or, des peintures de Zurbarán, Correa, Wonvermans, Lucas, Jordán, etc., des meubles, faïences, dessins et une section d’art galicien contemporain. Plus au N., près du Lérez, s’èleve l’église de San Bartolomé, de style baroque (à l’int., Madeleine, par Gregorio Fernández).

«Les guides bleus: Espagne», Hachette, París, 1952.